L’envahissement par les images est-il une défaite de la culture ?
Jusqu’au XVIIIe siècle, dans l’espace public comme dans les maisons, l’image était extrêmement rare car très difficilement reproductible.
C’est un des bouleversements écologiques majeurs de l’espèce humaine qu’elle vive désormais parmi une surabondance d’images.
N’est-ce pas un gain de qualité de vie indéniable ? Naguère on entrait dans une église pour être baigné d’images, aujourd’hui le monde humanisé devient comme une immense église !
Cependant, les belles images ne deviennent-elles pas les cache-misères d’un environnement de plus en plus enlaidi par les menées affairistes ? Et l’omniprésence de l’image n’a-t-elle pas pour contrepartie la régression de l’acte de langage, alors qu’elle ne saurait prétendre à la même clarté et précision ?
En ces deux questions n’y a-t-il pas l’expression d’un même péril pour l’espèce humaine ?
Pour réfléchir sur la place de l’image dans le monde contemporain, il faut d’abord se déprendre de notre environnement habituel en lequel l’image est omniprésente.
Certes, dans nos villages du Lubéron nous échappons largement aux immenses panneaux d’images qui couvrent à peu près tous les espaces disponibles dans le centre de Marseille. Mais les images sont bien là, surabondantes, dès que nous ouvrons un magazine ou allumons un dans nos écrans.
Pendant 99,9 % de son histoire la rencontre de l’individu humain avec l’image était exceptionnelle. Tout simplement parce que l’image est difficile à produire, à conserver, et était jusqu’à tout récemment non reproductible.
Les premiers miroirs fonctionnels pour se voir, et se faire belle et beau, ne datent que de la Renaissance ; la capacité de reproduction en nombre d’une image, de manière fidèle et peu coûteuse, date seulement du début du XIXe siècle, avec la technique de la lithographie !
Nous voulons nous interroger ce soir sur une éventuelle menace contemporaine de l’image sur la culture.
Nous prendrons l’image dans son sens le plus large : toute représentation sensible d’une réalité absente – cela inclut aussi les sculptures, les totems, comme les films et vidéos contemporains.
Et pourtant, il faut partir de là, la production d’image est d’abord une dimension de la culture humaine.
Pourquoi ? Pensons au soin que l’on investit pour préserver, conserver, transmettre l’art pariétal !
Ces fresques d’animaux, dessinés dans leur vitalité, il y a plusieurs dizaines de milliers d’années, découvertes sur les parois de Grottes alors habitées, en sont le témoignage. On trouve fréquemment à leur côté des dessins de mains réalisées en pochoir. N’est-ce pas comme leur signature ? Comme si nos ancêtres avaient exprimé ainsi leur fierté pour leurs capacités créatrices par leurs mains. On a beaucoup spéculé sur le sens de ces fresque pariétales. La question aujourd’hui reste ouverte. Mais ne pourrait-on pas les accueillir comme on accueille les bibelots ou tableaux dont on agrémente notre salon ? Tout simplement pour témoigner que notre habitation ne sert pas seulement à satisfaire nos besoins pour continuer à vivre, mais qu’elle manifeste aussi notre humanité – le fait que nous soyons des êtres de culture, c’est-à-dire capables de créer de la valeur au-delà de la simple satisfaction de nos besoins.
Autrement dit, si nous sommes réunis ce soir parce que nous nous interrogeons sur la possibilité que l’image puisse être une menace pour la culture, il faut bien avoir conscience du point de départ – l’image a été d’abord une expression éminente de la culture humaine. Par « éminente » nous voulons dire au-dessus de l’inventivité technique, car beaucoup plus déliée de la satisfaction des besoins que la technique.
Quand nous parlons de culture en général (et donc au singulier) – comme dans la question que nous posons ce soir – que voulons-nous dire ? On dit assez volontiers que le domaine de la culture est constitué de tout ce que l’homme ajoute à la nature. Certes, mais toute espèce vivante n’ajoute-t-elle pas aussi ses propres productions à la nature ?
Il faut donc préciser que la culture est tout ce que l’homme ajoute à la nature en ce qu’il est humain. L’humanité est dépositaire d’une culture en ce qu’elle est la seule espèce vivante à dire Je. Elle se pose par là comme valeur en soi, au-delà de toutes les valeurs liées à sa vie biologique – cela signifie qu’elle s’intéresse au bien et pas seulement au bon !
C’est pour cela qu’en son sens le plus élevé la culture désigne tout ce que les humains apportent par leurs qualités propres qui valorise l’humanité, et qui, pour cela mérite d’être conservé, transmis, ne serait qu’en récit (histoire), parce que cela contribue à la valeur que chaque humain se donne – en tant qu’individu, comme en tant que membre de l’humanité.
Si la culture existe, c’est parce que l’humanité est l’espèce qui a l’ambition du Bien. Et la culture se conserve et se transmet parce que cette ambition du Bien est ce qui donne sens à l’histoire humaine.
1ère question : Pourquoi l’image peut-elle prendre une valeur culturelle ?
Nous savons qu’il s’agit de déterminer ce qui, dans la création et l’usage des images, peut indiscutablement faire progresser l’humanité vers le Bien. Il importe donc de bien comprendre ce qu’est une image.
L’image est une mode de représentation d’une réalité sensible absente. Mais elle est elle-même une réalité présente ; elle est la présence d’une absence. On peut voir le tableau Le Radeau de la Méduse accroché dans une salle du Louvre. Mais voir le tableau n’est pas du tout voir l’image qu’il propose car ce que cette image donne à voir n’est pas du tout présent comme l’est le tableau : il s’agit d’une réalité d’un tout autre temps en un tout autre lieu. Ce que nous donne l’image c’est l’intuition sensible d’une absence. Mais comment alors notre conscience peut-elle être à la fois conscience d’une présence (du tableau dans la salle) et conscience d’une absence (de la scène de détresse des naufragés) ? Hé bien elle ne peut pas l’être ! Regarder une image c’est toujours s’absenter de la réalité présente ; s’intéresser à la présence du tableau dans la salle, c’est ne pas regarder l’image qu’il présente. Il faut donc comprendre qu’entre la conscience perceptive de la réalité présente et la conscience imaginante mobilisée pour regarder une image, il y a deux modalités de la conscience humaine hétérogènes : la présence de l’une exclut l’autre !
De ce point de vue, il n’y a pas une différence essentielle entre regarder une image, et imaginer au sens large – imaginer un projet, se rappeler un moment passé, rêvasser pour échapper à une réalité morne – car il s’agit toujours de cette même capacité de la conscience d’intuitionner des contenus sensibles comme absents (tout ceci est clairement expliqué par J-P Sartre dans L’imaginaire (1940), 1er chapitre).
Donc le premier avantage culturel de la conscience imaginante, et donc de l’image qui la suscite, et d’élargir de manière illimitée nos possibilités de vie ! On peut vivre des expériences sensibles – et les faire partager à autrui – par l’image mais aussi par le roman et autres fictions écrites – indéfiniment au-delà de nos situations réelles ! Là est la valeur culturelle essentielle de l’image : permettre à notre sensibilité de s’ouvrir au-delà de l’ici et maintenant pour rejoindre d’autres sensibilités, dans le temps passé, et dans l’espace. Ces scènes animales dessinées sur les parois des grottes nous mettent en connexion avec une sensibilité humaine d’il y a quelques 40 000 ans !
L’image peut servir à figurer des réalités surnaturelles objets de croyance. Elle permet alors d’ancrer sa croyance en une ou des divinités sur sa sensibilité. Mais comme la figure ainsi inventée est nécessairement arbitraire, et de toutes façons naturalise une réalité surnaturelle, on comprend que l’investissement de telles images ait pu faire polémique dans les milieux religieux – ce qui explique les mouvements iconoclastes.
Il faut aussi reconnaître que l’image, au-delà de la réalité absente qu’elle peut représenter, peut aussi valoir pour elle-même. On se soucie peu de la femme qui a vécu au début du XVIe siècle et qui est représentée dans le tableau intitulé La Joconde, on investit principalement aujourd’hui la beauté d’une représentation d’un visage féminin. Nous rencontrons ici la valeur proprement artistique de l’image, qu’on peut définir comme sa capacité à susciter des résonnances inépuisables dans l’imaginaire de chacun, de telle sorte, comme dit Kant, que la satisfaction qu’on en tire est vécue comme « désintéressée » – elle n’est pas liée à un intérêt particulier requérant la possession de l’objet jugé beau – et « universelle » – elle est reçue comme devant s’imposer à tous.
Enfin l’habileté technique du producteur d’images, surtout dans la reproduction des formes et des nuances de couleurs, allié avec les outils techniques – sélection des pigments, durabilité des couleurs mises en œuvre, pour la peinture, etc. – font aussi partie des valeurs culturelles apportées par l’image. Une anecdote rapportée par Pline (Ier siècle) parle d’un peintre grec qui avait si bien peint des raisins que les oiseaux venaient les becqueter. Cet idéal d’une reproduction graphique parfaite a depuis été quasiment réalisé avec l’invention de la photographie au XIXe siècle, et tous ses prolongements – cinéma, télévision, vidéos, écrans connectés. Toute cette évolution technique, en tant que telle, doit être considérée comme un progrès culturel.
2ème question : En quoi la production et de diffusion d’images propre au monde contemporain pourrait-elle être jugée comme dévalorisante ?
En un siècle l’image est devenue un moyen de communication de masse, et ceci au détriment de la communication discursive – en parole ou par écrit. Jacques Ellul, dans La parole humiliée (1979), résume ainsi ce changement (p. 225) : « Nous arrivons ici à la plus grande mutation que l'homme ait connue depuis l'âge de pierre. L'équilibre subtil entre la vue et l'ouïe, la parole et le geste s'est rompu au profit du signal et de la vue. »
Nous savons que ce changement concerne à peu près l’ensemble l’humanité parce qu’il est l’expression d’un pouvoir désormais mondialisé qu’on peut nommer une mercatocratie. Ce pouvoir vise à créer les conditions de l’accroissement indéfini d’un marché économique ouvert.
Mais en quoi la diffusion d’images peut-elle être asservissante ? Essentiellement parce qu’elle est le vecteur privilégié pour susciter dans le public des émotions. Ceci tout simplement parce que l’imaginaire de chacun – sa capacité de créer des images mentales – est la forme spontanée par laquelle se manifeste à sa conscience ses désirs. Or une émotion, qui est une déstabilisation de son état affectif, est de ce fait une irruption de désirs. Si les pouvoirs contemporains diffusent une surabondance d’images – et maintenant avec les terminaux de communication domestiques et personnels jusque dans la sphère la plus privée de chacun – c’est pour susciter les désirs dont se nourrit le marché pour continuer à croître.
C’est un asservissement, et donc une régression culturelle, pour deux raisons :
- D’abord parce que ces images, dans leur abondance incontrôlée, n’émanent pas de notre liberté mais sont imposées de l’extérieur, faisant intrusion dans le cours de notre vie mentale. Elles sont le plus souvent dérangeantes pour être remarquées, et cela sous le mode d’une interpellation émotionnelle ; l’émotion consiste à mettre en relief une frustration de sa vie présente – par exemple en mettant en scène avantageusement une image de ce qu’on pourrait être et que l’on sait ne pas être – en l’associant à un comportement réparateur de telle manière qu’il soit vécu comme un besoin (par exemple un acte d’achat). C’est ainsi que, comme l’écrit Ellul, le régime de l’image en notre société « technicienne » (c’est le qualificatif que met en avant cet auteur) est le symptôme d’une régression culturelle : « Nous arrivons au stade purement émotionnel de la pensée. (…) Et sautant d'image en image, c'est en réalité d'émotion en émotion que l'on saute. » (p. 233)
- Ensuite parce qu’elles nous rabattent sur un mode de fonctionnement régressif de notre esprit. En effet l’activité de l’esprit humain la plus spontanée, mais aussi la plus archaïque, quasi exclusive des premiers mois de sa vie, est de fantasmer – soit mettre en scène imaginairement – sa satisfaction par la possession d’un bien. L’afflux toujours entretenu d’images affectivement interpellantes tend à nous ramener à ce stade qui n’est pas celui de notre condition d’adulte humain libre. Car la liberté humaine implique l’usage prioritaire de la pensée discursive (la pensée par les mots) qui permet de réfléchir, pour soi mais aussi collectivement, sur les valeurs en fonction desquelles on doit vivre.
Il faut d’ailleurs signaler le non-respect de l’enfant dans les émissions diffusées dans les grands médias et destinés à l’enfance. Car on n’hésite pas à induire des demandes d’achat de leur part en profitant de leur très grande sensibilité aux images, eux qui n’ont pas encore développé une maîtrise suffisante du langage qui leur permettrait de prendre du recul.
Ayons aussi conscience que ces images proliférantes, émanant des pouvoirs sociaux, ont toujours une dimension idéologique. C’est-à-dire qu’elles diffusent de façon implicite une certaine vision du monde qui est conforme aux intérêts des principaux affairistes qui ont la main sur le marché – par exemple elles cachent les laideurs du monde industrialisé pour faire voir une nature sauvage, alors que celle-ci est plus que jamais mortifiée. On peut encore relire aujourd’hui à ce propos Mythologies (Seuil, 1957) de Roland Barthes qui met en évidence les procédés de ce conditionnement idéologique par l’image. Ce mensonge entretenu sur notre monde partagé est une négation de la culture.
Finalement l’effet le plus lourd de menaces, du point de vue de la culture humaine, de cette civilisation de l’omniprésence des images est le rapport au temps qu’elle induit. Car l’image omniprésente dans notre société mercatocratique mondialisée pousse constamment à des comportements de réaction. Or, ce sont par nature des comportements à court terme : on n’investit l’avenir que juste ce qu’il faut pour satisfaire le besoin censé soulager la frustration. Ce courtermisme s’est à ce point répandu qu’aujourd’hui l’humanité est incapable de se projeter suffisamment dans l’avenir, face aux catastrophes sociales – et d’abord les guerres qui se sont développées en cette décennie – et écologiques qui dès aujourd’hui s’amorcent, pour maîtriser son destin. Car maîtriser l’avenir, c’est se détourner des images pour agir en fonction de ce qu’on juge bien. Cela suppose donc de penser et échanger sur le monde vers lequel on veut collectivement aller.
En 1967, Guy Debord publiait un livre sur la société qui se mettait en place, qu’il intitulait La société du spectacle, et qui commence par cette proposition « 1- Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. » ; plus loin il précisait « 4- Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images. » Il écrivait ceci à une époque, où il n’y avait qu’un écran par foyer, avec 2 chaînes accessibles (en France). Or cette médiation du rapport social par l’image, on la voit aujourd’hui de fait dans ces files (ou salle) d’attente en lesquelles personne ne porte attention à son voisinage humain pourtant très proche, absorbé qu’il est par une communication avec l’écran de son smartphone, à moins qu’il y ait (ça se généralise) de grands écrans pour capter l’attention de chacun. Or le spectacle est comme l’incandescence du courtermisme, puisqu’il implique que chacun jouisse de la vie mise en scène pour faire image – du spectacle donc – au lieu de s’occuper de faire de sa vie quelque chose de bien. C’est pourquoi ces concrétisations de la société du spectacle sont clairement des reculs de la culture.
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On sait que les situations de pouvoir illégitime parcourent l’histoire humaine. Elles consistent toujours, de la part d’une minorité, à maintenir une majorité – le peuple – dans le besoin de façon à contrôler les comportements pour qu’ils soient profitables à ses intérêts.
Dans l’histoire humaine le principal moyen d’obtenir cet asservissement a été la force. Après le renversement des sociétés hiérarchiques, en Europe, au début du XIXe siècle, avec l’établissement d’une nouvelle forme de pouvoir, une mercatocratie, la communication s’est progressivement substituée à la force pour maintenir le peuple dans le besoin au profit des nouveaux maîtres, ceux qui développaient le marché en industrialisant la société. Or il est remarquable que les progrès de cette nouvelle forme d’asservissement peuvent être clairement corrélés avec les progrès techniques dans la production et la diffusion d’images.
L’asservissement par la communication permet de préserver un vécu de liberté du côté de l’asservi : dans sa réaction à la déstabilisation affective par l’image, il vit l’expression de son besoin. Mais il faut avoir conscience du décalage des positions entre l’émetteur de la communication et son récepteur. Pour l’émetteur, l’intrusion par l’image est un moyen qu’il a déterminé par l’usage de sa raison ; pour le récepteur l’image se donne comme une fin à sa conscience imaginante puisqu’elle met en scène la possibilité de son contentement. Il n’est donc pas possible que le récepteur ait une réponse qui soit appropriée à l’intention de l’émetteur : ils ne sont pas sur le même plan. Nous pouvons appeler ce mode de pouvoir : une manipulation réactive par l'image.
La bonne réponse impliquerait que le récepteur prenne du recul par rapport à son désir sollicité, qu’il quitte le niveau de l’imaginaire qui pousse à réagir pour accéder à la conscience discursive par laquelle il pourrait penser l’intention rationnelle sous-jacente à l’intrusion de l’image. C’est possible ! Mais cette possibilité est fonction de la culture de cette conscience discursive (on comprend tout l’intérêt de la mercatocratie de maintenir les enfants, et les moins jeunes, dans un bain d’images) ; elle est aussi fonction de la disponibilité de l’individu, car l’exercice de la raison demande, outre du temps, un investissement énergétique supérieur. Lorsque les sollicitations des images deviennent trop nombreuses, il est de plus en plus difficile de se maintenir dans le regard critique de la conscience discursive.
En ce sens, on peut accorder que la mercatocratie a créé, stricto sensu, un problème écologique de pollution (spirituelle) par l’image. On voit déjà clairement les dégâts que cette pollution crée dans la société. Il est, par exemple, devenu possible aujourd’hui qu’accèdent aux plus hautes responsabilités sociales des crétins, pourtant adoubés par les procédures démocratiques parce qu’ils savent faire du spectacle, qui se revendiquent irresponsables du point de vue des valeurs culturelles – cela peut aller jusqu’à déclencher une guerre pour détourner du spectacle de leurs turpitudes, ou récuser les vérités établies par l’expérience partagée, qui font qu'au moins nous vivons dans un monde commun !
Ainsi l’écologie spirituelle requise ne devra pas a priori viser la censure des images ou leur limitation en nombre, ni condamner les techniques permettant de les améliorer et de les diffuser plus facilement. Nous savons que la fabrique d’images dont est capable l’humanité peut avoir une valeur culturelle. Une écologie spirituelle lucide devra simplement rétablir le droit de priorité de la conscience discursive dans toutes les pratiques concernant les images, pour que soit réfléchi et évalué leur intérêt du point de vue du progrès de la culture, afin que l’histoire humaine garde tout son sens.
Pierre-Jean Dessertine, juin 2026

