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Thème
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Intervenant
La démocratie a-t-elle un avenir ?
05/12/17
Jean Viard
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Travail, chômage, et revenu universel
13/02/18
JP. Cendron
Deviens ce que tu es
13/03/18
P. Koest
La rumeur : l’ignorer, la combattre, ou analyser sa véracité ?
10/04/18
M. Carmoy
De l'imagination à l'’imaginaire
15/05/18
P. Ochs
Pourquoi raconter des histoires
12/06/18
P.J.Dessertine

A 19h00, à la Fruitière Numérique de Lourmarin (A 19h30 à partir du mois d'avril)
D943 : Croisement av du 8 Mai, av Raoul Dautry : plan d'accès
GPS : Latitude : 43.766128 | Longitude : 5.364005
Pour tout renseignement : 06 84 08 12 69

31/10/2017 - Toutes les croyances se valent-elles ?- P. KOEST

Voici un lien vers le texte de l'intervention de Pierre KOEST sur le thème :

Toutes les croyances se valent-elles ?

https://drive.google.com/file/d/1D5jngH8B3sIGxTAvmRZeXosPN5Vz2X2D/view?usp=sharing

Bonne lecture

03/10/2017 - Peut-on partager les sentiments d'autrui ? - Marion TECHEC

Voici le lien vers le texte de  l'intervention de Marion Techec sur le thème

https://drive.google.com/file/d/1ki1ycjseJJJGIF26MzaS0p9J0OLN1zh8/view?usp=sharing

et une contribution au débat de Pierre Jean Dessertine :
http://intempestifs-a-s.blogspot.fr/2017/10/de-lemotion.html

12 sept 2017 - La maladie nous apprend-elle quelque-chose ? - J.Martin VIDECOQ

1 Lien vers l'intevention complète de JM. Videcoq lors du café philo du 12/09/2017 :

https://drive.google.com/file/d/0B7G7GnSPn3J4LVY3Yms5RkRVZ0E/view?usp=sharing





2. «Avoir une maladie» ou «être malade» ?

La maladie peut être considérée comme une des formes du mal. Elle apparaît comme un accident majeur de notre vie, l’Evènement par excellence. Rien d’étonnant si, mortelle ou non, elle envahit la littérature et en particulier le roman. Si nous tentons une définition de la maladie, il conviendrait de distinguer entre «être malade» et «avoir une maladie».

«Avoir une maladie»: cette première définition nous renvoie au discours médical. Pour le médecin, la maladie renvoie à un ensemble de symptômes à déchiffrer.

Il s’agit d’une entité définissable, qui est toujours envisagée comme une altération, un dérangement, une perturbation de cet état qu’est la santé.
La maladie apparaît alors comme un écart par rapport à une norme statistique et moyenne. Ajoutons que la médecine se propose une approche quantitative de la maladie, qui est considérée comme un objet mesurable et observable. Mais si l’attention au discours médical est nécessaire pour répondre à la question de la définition de l’état de maladie, il faut insister sur l’insuffisance de cette réponse qui ne constitue que la maladie et non pas le malade.

Nous sommes renvoyés à la formule «être malade».

La maladie, pour le malade, se vit dans le rapport qu’il entretient avec le monde et avec son corps souffrant une relation qualitative du malade à son milieu. C’est au niveau de l’individu tout entier, non d’un organe, que la maladie est vécue comme un mal.

La maladie, pour le malade, ne se réduit pas à une simple anomalie fonctionnelle, elle s’inscrit dans la totalité indivisible d’un comportement individuel. Et ce qu’elle exprime d’abord, c’est un sentiment direct et concret d’impuissance et de détresse, «sentiment de vie contrariée». Le malade est quelqu’un qui voit ses possibilités réduites, qui doit apprendre à vivre dans des conditions précaires, dans un champ rétréci. Le statut de malade, c’est d’abord l’expérience de la faiblesse, c’est pourquoi la loi prévoit des protections particulières pour le malade. Il faut qu’un statut juridique protège le malade, défende sa dignité. Ce que vit le malade, c’est d’abord un bouleversement de son rapport à son corps. Ce corps lui apparaît souvent comme étranger. Il vit sa maladie comme l’intrusion d’une altérité, comme une sorte d’hôte indésirable qui le possède.
Son propre corps devient mystère, son intimité étrangeté.  La maladie renvoie toujours à ce que notre vie peut avoir d’irrémédiable, au fait qu’elle peut porter en elle sa propre mort.

Toute annonce d’une maladie grave est un coup de poing. Elle brutalise, révulse et sidère. Rien n’y prépare, rien n’en protège. Installés dans le confort de leur existence à durée indéterminée, les malades et leurs proches se voient soudain confrontés à l’impensé : la précarité de la vie. De ce point de vue, la maladie mortelle ou chronique apparaît comme une épreuve singulière, radicale et solitaire. Elle n’est pas seulement souffrance physique, fatigue, diminution, mutilation. Elle transforme les rythmes du quotidien, déclenche l’engrenage des protocoles médicaux, oblige à changer ses habitudes, diminue l’activité sociale.
Tout adulte qui a été confronté à une maladie grave se souvient d’abord avec précision du contexte dans lequel il a reçu l’annonce du diagnostic. Pour beaucoup, cette annonce résonne comme une catastrophe. Étymologiquement, la catastrophe désigne « ce qui tourne sens dessus dessous ». C’est littéralement le cas. En un instant, l’illusion d’immortalité, sur laquelle tout bien-portant construit sa vie, s’évapore. Le psychologue Gustave-Nicolas Fisher note qu’il existe plusieurs façons d’y réagir : désarroi, colère ou dénégation.

Passé le choc de l’annonce, toute personne atteinte d’une maladie grave se trouve confronté à une nécessité vitale : il faut « se battre ». Le corps médical emploie très régulièrement un lexique guerrier, que le malade ne comprend pas toujours. Comment lutter quand on est épuisé par la maladie, assommé par les traitements, voire mutilé par la chirurgie ? Et contre quoi, contre qui, quand le mal est en soi. À ce stade, il est courant qu’un malade tente de devenir expert de sa propre maladie. Il apprend le jargon médical, étudie les statistiques, recueille toutes les informations médicales possibles. Il reprend ainsi le contrôle, passant du statut de « patient » passif à celui de sujet actif. La reconquête de soi doit donc passer par autre chose que la stricte anticipation médicale de l’évolution de la pathologie. Elle suppose de consentir à abandonner son corps aux équipes soignantes, le temps du soin. Les philosophes Claire Marin et Jean-Luc Nancy évoquent tous deux une expérience de « dépossession ». Tout se passe comme s’ils s’étaient trouvés expropriés d’eux-mêmes à mesure que leur corps devenait objet d’analyse, d’auscultation, de palpation, d’expérimentation, de normalisation.

Que reste-t-il de cette expérience quand la menace vitale s’éloigne et quand se profile l’horizon d’un « retour à la vie normale » ? La philosophie, depuis Sénèque, insiste sur ce paradoxe : la maladie a pour vertu de réveiller l’existence. Souffrir, c’est ressentir. La vie, qui se déroule comme une évidence quand tout va bien, fait l’objet de questionnements intenses quand le corps se dérobe. La sensibilité explose. Des disputes violentes et des rencontres magnifiques aboutissent à une recomposition du cercle amical. L’état d’esprit à l’égard de l’avenir n’est plus le même : beaucoup d’anciens malades, une fois rétablis, disent vouloir « privilégier l’essentiel », parfois se réaliser dans un tout autre métier, ou vivre dans un tout autre environnement, que ceux d’avant la maladie. Le corps, lui aussi, a changé : les muscles ont fondu ou le corps a gonflé, le visage s’est transformé, un sein ou une prostate ont été sacrifiés sur l’autel de la guérison. L’image de soi s’est brouillée. Pour toutes ces raisons, la guérison biologique ne se résume jamais à un simple retour à la « vie d’avant ». « Guérir n’est pas revenir… », note Georges Canguilhem (9).

L’une des attitudes les plus communes consiste en une « spiritualisation de la maladie »(Friedrich Nietzsche). Beaucoup d’anciens malades cherchent ainsi à tirer de la maladie une leçon de vie. Forts de leur expérience de la faiblesse, ils déclarent avoir accès à une connaissance plus approfondie de soi, des autres et du monde.

27 juin 2017 - Pourquoi nous-mentons-nous ?



POURQUOI (NOUS) MENTONS-NOUS ?
27 juin 2017
De la tromperie à la trumperie
La réponse paraît évidente : parce que la tromperie apporte au menteur un quelconque bénéfice, pas forcément répréhensible d’ailleurs, puisque l’on dit qu’on peut aussi mentir pour la bonne cause. Mais d’un autre côté, ne nous a-t-on point  appris dès notre prime enfance qu’être menteur était un défaut tout-à-fait condamnable, et que ceux qui s’y adonnent avec délices peuvent aussi s’en mordre les doigts, et pas seulement outre-Atlantique ?

En 1797, Kant et Benjamin Constant s’étaient confrontés à cette contradiction du « mentir ». Le premier en vient à condamner sans appel un « prétendu droit de mentir par humanité » que défend le second : « Le principe moral que dire la vérité est un devoir, s’il était pris de manière absolue et isolée, rendrait toute société impossible. Nous en avons la preuve dans les conséquences directes qu’a tirées de ce premier principe un philosophe allemand qui va jusqu’à prétendre qu’envers des assassins qui vous demanderaient si votre ami qu’ils poursuivent n’est pas réfugié dans votre maison, le mensonge serait un crime. » B. Constant, La France en l’an 1797, sixième cahier, n°1 : Des réactions politiques, p.123

Comment dès lors articuler ces deux faces du mensonge, à la fois « chose au monde la mieux partagée », sans doute utile à notre vie en société, et en même temps condamnable et condamnée ? Le mensonge ne nuit-il qu’à autrui,  ne risque-t-il pas d’atteindre en retour le menteur, en détruisant le contrat de confiance à la racine de tout langage ? Serait-ce ce à quoi nous assistons dans le jeu de dupe, entre autres trumpien, des «fake news », des « alternative facts » et de ce qu’on appelle aujourd’hui « ère de la post-vérité » (post-Truth) ?


Pierre KŒST


Voici un lien vers le texte intégral de la présentationdu 27 juin
https://drive.google.com/open?id=0B7G7GnSPn3J4M3dkcmJsVHpKOFU

23/05/2017 : Violence à l’adolescence – et violence humaine en général

Philippe Gutton

"Faire violence à : contraindre quelqu'un par la force" dit le Larousse. La violence est une force de contrainte de l'autre (ou groupe d'autres) visant à lui retirer son statut de sujet. Je parlerai de la violence sous cet angle en prenant pour exemple la violence à l'adolescence. La violence y sera considérée comme une force s'opposant au formidable travail de construction de soi qu'est le processus d'adolescence : subjectivation et violence seraient d'indéniables ennemis...et pourtant l'étymologie du mot y inscrit en premier la syllabe "vie". Peut-on se trouver soi-même,se subjectiver sans une certaine violence ?
Bref, comment peuvent se conjuguer les deux forces antagonistes de la violence au sein de l'exemple de la crise adolescente.
Je traiterai ce thème à partir d'exemples cliniques de cette période et d'autres de la vie.


Philippe Gutton est psychiatre, psychanalyste, docteur en Médecine, docteur en Psychologie, docteur en Lettres et Sciences Humaines.
Professeur des Universités, il a enseigné à l’Université Denis-Diderot Paris VII dont il dirigea longtemps l’UFR de Sciences humaines cliniques puis d’Aix-en-Provence.
Fondateur en 1983 et Directeur de la Revue Adolescence.
Fondateur en 2003 et Directeur du Centre de Pratiques Familiales d’Aix-en-Provence.

Bibliographie :
Violence et Adolescence. In Press 2002

14/04/2017 : Qu'est-ce que l'art contemporain ?



Francis PARENT
 
Lien vers le diaporama et la video
https://drive.google.com/file/d/0B7G7GnSPn3J4VnAxSHdkelFra1U/view?usp=sharing

1) " Qu'est-ce que l'Art Contemporain ? "
Cette dénomination est une falsification de la langue car elle ne désigne pas  - comme son nom le laisserait supposer - la création de TOUS les artistes vivants d'aujourd'hui, mais seulement celle d'une toute petite partie d'entre eux, ceux adoubés par l'intelligentzia ( Art Press, les multiples livres, catalogues et articles à sa gloire ), l'Officialité ( surtout en France avec les DRAC, FRAC, Musées et lieux publics prestigieux " réquisitionnés" comme par exemple à Versailles ) et par le grand capital ( les artistes"importants" - comme par hasard essentiellement Américains - valent plusieurs dizaines de millions de dollars ! ). La grande majorité des artistes - qui sont tout aussi "contemporains" - son ainsi marginalisés voire éradiqués.

2 ) " Quel Art pour le 21ème siècle ? "
Compte tenu de l'explosion des diverses formes plastiques et conceptuelles de ces dernières décennies , il est bien difficile de présumer de l'avenir.
On peut toutefois avancer que :
Sauf à ce que la bulle spéculative éclate et que les formes dominantes actuelles du " n'importe quoi " s'effondrent elles aussi ( et l'on reviendrait alors à quoi ? ), il est probable que ce " n'importe quoi " s'étende encore plus avec un effacement de plus en plus fort du sensible au profit d'un conceptuel encore plus prégnant. Avec aussi des ramifications numériques de plus en plus fortes et probablement des mélanges de genres ( on assiste déjà de plus en plus à des rapprochements Art plastique / Architecture / Danse / Son... ).

3 ) " Quel est le rôle de l'artiste aujourd'hui ? "
Avec les années 68 beaucoup d'artistes ont pensé pouvoir agir, à travers leur art, dans les rouages mêmes de la société. Ce fut un échec total, le capitalisme absorbant toute velléité de renversement de son système.
Tel ou tel artiste "engagé" de l'époque, s'il n'a pas été évincé, "vaut" aujourd'hui de l'argent et concourt donc au bon fonctionnement de cette société de consommation hier contestée. Le seul rôle qui lui reste donc aujourd'hui n'est plus dans le grippage possible des rouages de la société capitaliste, mais - en particulier grâce à ces provocations actuelles - à faire " évoluer" l'ouverture d'esprit des "regardeurs" . Toutefois ceux-ci, comme les appelait Duchamp, n'étant qu'une petite élite et la grande majorité de la population se désintéressant totalement de cet art d'Avant Garde, le rôle de l'artiste parait donc bien circonscrit et bien nombriliste...

4) "Quelles sont les limites entre l'Art et la marchandisation ?"
S'il y a toujours eu un rapport "normal" entre art et marchandise, cela se faisait via un processus historique, intellectuel, formaliste... incontesté par tous les protagonistes de l'Esthétique, du marchand à l'historien en passant par les critiques. Aujourd'hui, avec le triomphe du capitalisme depuis le milieu du 20ème siècle puis son hégémonie internationaliste à la fin 20ème début 21ème ( chute de l'URSS, ouverture de la Chine... ), ces critères ont totalement changés.
Il suffit dorénavant qu'une coalition de grandes fortunes et de grands lieux d'expositions décide "d'investir" dans tel artiste pour ce que fait cet "artiste" ( y compris le n'importe quoi actuel puisque, depuis Duchamp donc, n'importe quoi peut être de l'art ) SOIT une œuvre d'art, et surtout de l'art très important. Et pourquoi très important ? Parce que son prix est très important... Un syllogisme qui évite de passer par les étapes de reconnaissance habituelles qui, dans le système actuel de profit immédiat, serait trop long. Et comme le grand capital s'est rendu compte que l'investissement dans l'AC ( ainsi que le dénomme ses contempteurs - sous-entendu; " Assez", "lassés" ! - ) était bien plus rentable que tout autre placement ( en moyenne 600 % en quelques années alors que n'importe quelle autre valeur - bourse, immobilier... -  ne prend que quelques pourcents par an ! ) il continue à maintenir à bout de bras cet Eldorado. Et cela sans contradiction possible tant sur le processus lui-même ( tout un système est derrière ça et il est bien sûr pas question de le renverser... ) que sur la qualité esthétique de la chose sauf à être considéré alors comme inculte, réactionnaire voir même "nazi"...

5) "Est-ce le pouvoir de l'argent qui décrète de la beauté ?"
Même si ce questionnement n'est pas faux ( cf. le paragraphe précédent ) il pêche dans son fondement car reposant sur la conception Kantienne du " est beau ce qui plaît universellement sans concept ". Hors on sait bien dorénavant que rien ne "plaît universellement"; par exemple la " Fountain" de Duchamp, si elle plaît aux bobos du 6ème arrondissement de Paris, a peu de chance de plaire - surtout en tant qu’œuvre d' art -  à des peuplades reculées du 1/4 monde qui ne connaissent probablement même pas l'usage premier de cet ustensile sanitaire...
De même pour le "sans concept"; consciemment ou inconsciemment c'est bien la somme des concepts façonnés par l'Histoire et la Philosophie, depuis Platon jusqu'à Marcuse ( et plein d'autres ! ) qui, aujourd'hui, façonne notre capacité à juger ce qui est censé être "beau" ou pas, compte tenu de la réserve précédente.



                                                                                                CV :
Francis PARENT est Critique  d'Art, membre de la AICA ( Association Internationale des Critiques d'Art )
Parisien dorénavant installé en Luberon
a) A d'abord été Directeur Artistique d'une galerie d'Art à Vence ( 06 )
puis successivement ou concomitamment :
b) Enseignant ( secondaire, supérieur ), conférencier en France ( Centre Pompidou et de multiples lieux d'arts ) et à l'étranger ( USA, Espagne, Grèce, Italie, Maroc, Belgique)
c) Commissaire de très nombreuses expositions collectives thématiques et personnelles dans divers Musées et lieux artistiques, en France et à l'étranger.
d) Président, ou membre de nombreux jurys en France et à l'étranger ( Président du prix de la première Biennale de Dakar, etc. )
e) Auteur de nombreuses publications ; livres chez plusieurs éditeurs, articles, études et préfaces dans diverses revues et catalogues.
f) Evènementiels divers : interviews donnés en presse écrite, radio et TV. Coordinateur artistique des 1er et 2ème Croisières d'AC en Méditerranée et aux Caraïbes. Co-commissaire du "50 Masters" pour les JO de Barcelone. Concepteur du site internet  " Artrinet ".



Livre réédité en 2016 :
« Le salon de la Jeune Peinture, une histoire 1950-1983 »,
Francis PARENT – Raymond PERROT,
Editions PATOU